Respuestas de foro creadas

Viendo 3 entradas - de la 1 a la 3 (de un total de 3)
  • Autor
    Entradas
  • en respuesta a: Matériel de jaugeage par dilution (Sel et fluroescent) #2380
    alexandre.hauet
    Superadministrador

    Salut Stéphane.

    A DTG, on travaille avec du matériel Sommer TQ, pour le NaCl (TQ-S) et pour la Rhodamine WT (TQ-F). Il existe aussi des TQ-F pour l’uranine, bien sûr. On aime bien ce matériel car il est vraiment adapté aux jaugeages, et permet de suivre et vérifier le protocole de mesure tout le long du jaugeages (calibration, passage du nuage). Les sondes se connectent au logiciel TQ-Commander sur ton PC ou ton téléphone par Bluetooth. On a des TQ Sommer depuis plus de 10 ans, et c’est très robuste. Par contre, ça coûte un peu : env 7k€ pour un lot TQ-Sel (avec 2 sondes de conductivité + boitiers acquisition et transmission + licences logiciel + matos de calibration / injection), et plutôt 15k€ pour un lot TQ-Fluo.

    Je pourrai te montrer le logiciel lors de la SHF à Lille, si tu le souhaites.

    Bonne journée,

    Alexandre

    en respuesta a: mesure des faibles vitesses à l’ADCP #2361
    alexandre.hauet
    Superadministrador

    Salut,

    La qualité des mesures à faible vitesse par ADCP va dépendre de beaucoup de critères :

    La fréquence de l’adcp (plus elle est élevée, meilleure devraient être la résolution des vitesses)
    Le mode de mesure : un mode BroadBand est moins bruité qu’un mode NarrowBand, et un mode Pulse Coherent (type Mode 13 sur les StreamPro) est encore moins bruité qu’un BroadBand. Se méfier avec les appareils automatiques, comme le M9, qui basculent parfois en mode IC (incohérent), quand la profondeur devient importante, et qui ne sont alors plus capables de mesurer des faibles vitesses.
    La taille des cellules : plus les cellules sont grandes, plus on moyenne des données, et donc moins on est bruité…. Tant qu’on reste dans des tailles de cellules pour lesquelles il n’y a pas de gradient fort de vitesse
    En bateau mobile, la qualité de la mesure du déplacement du bateau est importante. Il faut déplacer le bateau lentement, donc le GPS VTG sera à exclure. Le GPS GGA risque de ne pas être assez précis. Donc il faut une bonne qualité en suivi Bottom Tracking.
    Les perturbations hydrauliques possibles dues au déplacement du bateau, surtout dans la partie proche de la surface libre. Il faut être vigilant à la forme du profil vertical de vitesse, et ne pas être trop gourmand sur la distance exclue proche de la surface.
    La « propreté » hydraulique de l’écoulement : à faibles vitesses, les écoulements ne sont généralement pas bien établis, et il y a beaucoup de fluctuations de vitesses, avec des pulsations qui peuvent être lentes. Il faut donc pouvoir avoir un long temps d’exposition, donc soit déplacer l’adcp très lentement (mais alors on peut avoir des soucis sur la qualité du suivi du bateau), soit répéter beaucoup de transects, en espérant que le débit ne varie pas !
    En mode stationnaire, ça peut être une bonne solution si tu arrives à maintenir ton adcp parfaitement stationnaire. Comme on ne corrige pas les vitesses de l’eau du déplacement du bateau, forcément quand les vitesses de l’eau sont très faibles, il faut que le bateau soit parfaitement stationnaire. Pas toujours simple à faire !
    Si en plus tu veux estimer un débit, et pas que mesurer des vitesses, alors les extrapolations deviendront un autre problème majeur.

     

    Donc mes conseils seraient :

    Choisir une période où le débit est bien stable pendant longtemps (1h)
    Si la profondeur est < 1m, privilégier un StreamPro en WMode 13
    Si il est possible de faire du stationnaire en maintenant l’adcp parfaitement stationnaire, le privilégier, en prenant un temps d’intégration par verticale suffisamment long pour qu’un joli profil vertical se dessine.
    Si l’adcp doit être mobile, faire un déplacement lent et surtout homogène (pas de variation de vitesse ni de cap) et faire beaucoup de transects
    Avec des vitesses très faibles, le bruit (instrumental ou hydraulique) va devenir de plus en plus dominant. Ca se verra sur QRevInt par des cellules qui donnent des vitesses très dispersées (patchwork de couleurs), et une forte variabilité entre les transects.

     

    J’espère que ça peut apporter de l’eau au moulin !

    Bonne journée,

     

    Alexandre

    en respuesta a: Etalonnage des moulinets et courantometres #1933
    alexandre.hauet
    Superadministrador

    Bonjour,

    cette discussion revient régulièrement au sein du GDH. On avait eu de grands débats sur ce sujet lors d’une plénière il y a 10 ans !

    A EDF-DTG, on a arrêté de contrôler périodiquement les équations de nos équipages mobiles (corps de moulinet + hélice), suite à une étude qui nous a montré que les corrections apportées aux équations étaient toujours faibles et inférieures au niveau d’incertitude du laboratoire d’étalonnage. Une hélice n’a pas vraiment de raison de se détarer dans le temps. Je suis tout à fait d’accord avec les arguments évoqués par Jérôme et Guillaume, surtout que les bancs des fournisseurs ne sont pas raccordés aux étalons, et donc n’ont pas de valeur métrologique.

    Il est bien plus important de vérifier que les moulinets tournent bien. Pour cela, DTG a défini une procédure de test (avec un logiciel associé) basé sur un temps d’amortissement suite au lancement de l’hélice dans l’air. Et les hélices sont inspectées visuellement : en cas de défaut, elles sont envoyées en canal d’étalonnage ou simplement jetées et remplacées.

    Alexandre

Viendo 3 entradas - de la 1 a la 3 (de un total de 3)